BÉRANGÈRE JANNELLE

La Ricotta

LUCY IN THE SKY EST DÉCÉDÉE

 

ACCOMPAGNÉE PAR LA GESTION DES SPECTACLES

 

Que signifie, être « humain » ? Qu’est-ce qui fonde notre Humanité ? Que s’est-il passé entre la découverte de Lucy en Ethiopie, la première femme qui marche, et aujourd’hui ?  Quel est le lien entre Lucy et nous ? Trois hommes et une femme, passionnés d’anthropologie remontent le temps, dans un appartement qu’ils ont autrefois habité, aujourd’hui envahi par le sable noir du désert. Ils évoquent l’histoire de leur rencontre, de leurs amours et du deuil qui les touche. Les récits impulsent le jeu des comédiens, voguent à la crête des années passées et c’est toute la genèse d’une époque qui défile. Du plateau devenu champ de fouilles, foré comme par des trous de mémoire, vont ressurgir les pièces d’un grand puzzle qui est le leur mais aussi le nôtre.

« Quel est ce vertige qu’on ressent aujourd’hui d’un « réel » qui s’accélère et modifie profondément notre expérience du temps, de l’espace, de l’humain ? Comment nous projetons nous dans le temps ?

 Je souhaitais au départ poser la question de ce que signifie ‘être humain’ et m’interroger émotionnellement, philosophiquement, politiquement, esthétiquement à ce sujet. Notre humanité est contenue essentiellement  dans notre capacité à nous représenter en tant que mortel. Etre démuni et vulnérable face à cela est une expérience fondamentale de l’humanité.  Tenter de le représenter par l’art est une sublimation de cette épreuve. C’est ce qu’évoquent les mains négatives dans les grottes, par exemple. Il y a au cœur du spectacle, à tous les niveaux, l’expérience de la perte. Elle touche le monde, l’amour… Pour moi, il n’y a pas de différence entre la petite et la grande histoire, c’est la même. Il y a des histoires collectives et d’autres plus personnelles – nos vies – qui contiennent forcément les grands événements collectifs, à un degré ou à un autre et encore plus loin, plus profond des strates d’humanité plus anciennes… c’est une question d’échelle sur laquelle la pièce joue justement avec des focales larges ou resserrées. Tout cela est imbriqué, comme notre ADN, composé de couches multiples. Les mains négatives de Marguerite Duras m’a beaucoup inspiré. Il y est question de l’empreinte de celui qui fut pour celui, qui est, qui sera. Un cri d’amour de l’humanité toute entière. Un donc. La question de la trace, ce que nous allons laisser de notre époque par exemple, hante les protagonistes de la pièce, aussi bien que la conscience de l’effacement. En paléoanthropologie, imaginer à partir ce qui s’est effacé, a disparu à jamais et ce qui reste est d’ailleurs très important. Nous laisserons des empreintes et en même temps nous sommes menacés par l’effacement, c’est ce qui génère dans le spectacle la mélancolie ».

LUCY IN THE SKY EST DÉCÉDÉE

Texte
(
selection FOCUS Theâtre Ouvert-Centre national des écritures contemporaines)
et Mise en scène
Bérangère Jannelle

Avec
Jade Fortineau,
Thomas Gonzalez,
Felix Kyzyl,
Rodolphe Poulain

Scénographie
Heidi Folliet
Lumières
Christian Dubet
Son
Jean Damien Ratel

MENTION DE PRODUCTION

Production :
La Ricotta

Partenariats (en cours) :
la MC2: Grenoble, le CDN de Haute Normandie, la Maison de la Culture d’Amiens, Théâtre Ouvert

Soutiens :
La Ricotta est soutenue par le Ministère de la Culture, la DRAC Centre Val de Loire et la Région Centre Val de Loire

LIENS ET TELECHARGEMENTS
CONTACTS

Contact Production :
Claire Guièze
claire@lepetitbureau.fr
06 82 34 60 90

Diffusion :
Jessica Régnier – Les 2 Bureaux
j.regnier@lagds.fr
06 67 76 07 25